Chutes nocturnes à la maison : ce que disent les chiffres

Veilleuse à détecteur de mouvement SentinHome dans un couloir sombre

On pense sécurité maison et on imagine tout de suite alarme, caméra, porte blindée. Mais le danger le plus fréquent chez soi ne vient pas forcément de l'extérieur. Il vient d'un couloir sombre à trois heures du matin, d'un pied qui rate une marche, d'un enfant qui se relève sans réveiller personne. Ce sont des accidents domestiques, pas des cambriolages, et ils méritent tout autant d'attention.

Les chutes à domicile, un vrai sujet de santé publique

Selon Santé publique France, la chute est la première cause de recours aux urgences pour accident de la vie courante chez les personnes de 65 ans et plus : en 2010, elle représentait 85 % de ces recours. En 2014, 76 100 hospitalisations pour fracture du fémur ont été recensées chez les plus de 65 ans, et neuf fois sur dix cette fracture faisait suite à une chute. En 2013, environ 9 334 personnes de plus de 65 ans sont décédées des suites d'une chute accidentelle en France métropolitaine. La grande majorité de ces chutes se produit au domicile, dans des pièces que l'on connaît par cœur mais qu'on traverse parfois dans le noir complet.

L'association Assurance Prévention, adossée à France Assureurs, a interrogé les Français sur ce sujet : 61 % d'entre eux ont dans leur entourage une personne âgée ayant déjà chuté à domicile, un chiffre qui grimpe à 80 % chez les aidants. 96 % des répondants considèrent que l'aménagement du logement joue un rôle déterminant dans la prévention de ces chutes.

Le vrai problème, c'est le noir, pas seulement l'âge

Se relever la nuit pour aller aux toilettes, calmer un enfant qui pleure, vérifier un bruit : ce sont des gestes qu'on fait tous, régulièrement, sans allumer le grand plafonnier qui réveillerait toute la maison. On tâtonne, on longe le mur, on espère ne pas trébucher sur une paire de chaussures ou un jouet laissé au milieu du couloir. Ce problème ne touche pas que les personnes âgées : il concerne aussi les enfants qui ont peur du noir, les parents qui se lèvent pour un biberon, ou simplement n'importe qui dans une maison mal éclairée la nuit.

Allumer un interrupteur suppose de savoir exactement où il se trouve, de garder les mains libres, et d'accepter une lumière souvent trop forte pour l'heure qu'il est. Ce sont des détails, mais ce sont eux qui, cumulés, créent les conditions d'une chute.

Ce que recommandent les spécialistes de la prévention

Dans son guide sur l'éclairage du logement, Assurance Prévention recommande de privilégier des solutions automatiques dans les zones de circulation, un éclairage qui se déclenche à la détection de mouvement ou de présence, plutôt que de multiplier les interrupteurs. Pour la chambre, l'association conseille une source lumineuse accessible directement depuis le lit, afin de faciliter les levers nocturnes sans tâtonnement.

Une veilleuse qui s'allume sans qu'on y pense

C'est exactement ce principe que suit notre veilleuse à détecteur de mouvement. Elle s'allume automatiquement dès qu'elle détecte un mouvement dans un couloir ou une pièce sombre, puis s'éteint seule après quelques instants, sans qu'il soit nécessaire de chercher un interrupteur ni de garder une lampe allumée toute la nuit.

Il faut être clair sur ce que c'est : une veilleuse à détecteur de mouvement améliore la visibilité dans le noir, rien de plus. Ce n'est pas un dispositif médical, elle ne remplace pas une évaluation du risque de chute par un professionnel de santé si une personne du foyer y est particulièrement exposée, et elle ne garantit évidemment pas qu'aucune chute ne se produira. C'est un éclairage automatique qui retire une partie du hasard d'un trajet dans le noir, pas une solution miracle.

Où la placer concrètement

Le couloir qui mène à la salle de bain est le premier candidat, c'est le trajet nocturne le plus fréquent dans une maison. Vient ensuite le pied de l'escalier, où une marche mal éclairée est particulièrement dangereuse. Dans la chambre d'un enfant ou d'une personne âgée, elle peut se placer près du sol pour éclairer directement le passage vers la porte plutôt que le plafond. Et dans une cuisine ou une entrée peu fréquentées la nuit, elle évite d'avoir à chercher l'interrupteur les bras chargés.

Ce n'est pas un produit qui protège contre une intrusion. C'est un produit qui rend une maison plus sûre au quotidien, pour tout le monde qui y vit, la nuit, sans avoir à y penser.

Pour aller plus loin

Pour le reste de la maison, en dehors des accidents domestiques, retrouvez nos 5 solutions pour sécuriser un logement sans percer.