On pense sécurité maison et on imagine tout de suite alarme, caméra, porte blindée. Mais le danger le plus fréquent chez soi ne vient pas forcément de l'extérieur. Il vient d'un couloir sombre à trois heures du matin, d'un pied qui rate une marche, d'un enfant qui se relève sans réveiller personne. Ce sont des accidents domestiques, pas des cambriolages, et ils méritent tout autant d'attention.
Les chutes à domicile, un vrai sujet de santé publique
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France consacré à la surveillance des chutes chez les personnes âgées donne la mesure du problème : 85 % des recours aux urgences pour accident de la vie courante chez les 65 ans et plus ont pour origine une chute. En 2014, 76 100 hospitalisations ont été motivées par une fracture de l'extrémité supérieure du fémur chez les 65 ans et plus. Et en 2013, 9 334 personnes de plus de 65 ans sont décédées à la suite d'une chute accidentelle.
Ces données datent de 2013 et 2014, ce sont les plus récentes publiées sous cette forme. L'ordre de grandeur, lui, n'a pas de raison d'avoir changé : la grande majorité de ces chutes se produit au domicile, dans des pièces que l'on connaît par cœur mais qu'on traverse parfois dans le noir complet.
L'association Assurance Prévention, adossée à France Assureurs, a interrogé les Français sur ce sujet en 2022 : 61 % d'entre eux ont dans leur entourage une personne âgée ayant chuté chez elle au moins une fois, et 96 % considèrent que l'aménagement du logement est un facteur déterminant de prévention.
Le vrai problème, c'est le noir, pas seulement l'âge
Se relever la nuit pour aller aux toilettes, calmer un enfant qui pleure, vérifier un bruit : ce sont des gestes qu'on fait tous, régulièrement, sans allumer le grand plafonnier qui réveillerait toute la maison. On tâtonne, on longe le mur, on espère ne pas trébucher sur une paire de chaussures ou un jouet laissé au milieu du couloir. Ce problème ne touche pas que les personnes âgées : il concerne aussi les enfants qui ont peur du noir, les parents qui se lèvent pour un biberon, ou simplement n'importe qui dans une maison mal éclairée la nuit.
Allumer un interrupteur suppose de savoir exactement où il se trouve, de garder les mains libres, et d'accepter une lumière souvent trop forte pour l'heure qu'il est. Ce sont des détails, mais ce sont eux qui, cumulés, créent les conditions d'une chute.
Ce que recommandent les spécialistes de la prévention
Dans son guide sur l'éclairage du logement, Assurance Prévention cite l'éclairage automatique qui s'allume au fur et à mesure que l'on avance parmi les solutions à privilégier, aux côtés des chemins lumineux à LED, et recommande les équipements à détection de mouvement ou de présence. L'association insiste par ailleurs pour que les escaliers, les petites marches et les dénivelés soient largement éclairés : ce sont les endroits où une mauvaise perception du relief coûte le plus cher.
Une veilleuse qui s'allume sans qu'on y pense
C'est exactement ce principe que suit notre veilleuse à détecteur de mouvement. Elle s'allume automatiquement dès qu'elle détecte un mouvement dans un couloir ou une pièce sombre, puis s'éteint seule après quelques instants, sans qu'il soit nécessaire de chercher un interrupteur ni de garder une lampe allumée toute la nuit.
Il faut être clair sur ce que c'est : une veilleuse à détecteur de mouvement améliore la visibilité dans le noir, rien de plus. Ce n'est pas un dispositif médical, elle ne remplace pas une évaluation du risque de chute par un professionnel de santé si une personne du foyer y est particulièrement exposée, et elle ne garantit évidemment pas qu'aucune chute ne se produira. C'est un éclairage automatique qui retire une partie du hasard d'un trajet dans le noir, pas une solution miracle.
Où la placer concrètement
Le couloir qui mène à la salle de bain est le premier candidat, c'est le trajet nocturne le plus fréquent dans une maison. Vient ensuite le pied de l'escalier, où une marche mal éclairée est particulièrement dangereuse. Dans la chambre d'un enfant ou d'une personne âgée, elle peut se placer près du sol pour éclairer directement le passage vers la porte plutôt que le plafond. Et dans une cuisine ou une entrée peu fréquentées la nuit, elle évite d'avoir à chercher l'interrupteur les bras chargés.
Ce n'est pas un produit qui protège contre une intrusion. C'est un produit qui rend une maison plus sûre au quotidien, pour tout le monde qui y vit, la nuit, sans avoir à y penser.
Le produit correspondant
La Veilleuse à Détecteur de Mouvement fonctionne sans fil et sans installation électrique, ce qui permet d'en placer plusieurs sur un même trajet nocturne. Le reste de la gamme est dans le catalogue SentinHome.
Pour aller plus loin
L'autre risque domestique qui ne vient pas de l'extérieur : ce que la loi impose en matière de détecteur de fumée. Et pour le reste de la maison, nos 5 solutions pour sécuriser un logement sans percer.